Nombre d'animaux accueillis

Circaète Jean-le-Blanc Circaète Jean-le-Blancnichée d'Effraies des clochersToutes espèces et toutes origines confondues, plus de 12 000 animaux en détresse – presque exclusivement des oiseaux – appartenant à plus de 200 espèces ont été accueillis au centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux depuis son ouverture.

La plupart d'entre eux ont été ramassés le long des routes et sur les plages, là où la fréquentation humaine est la plus forte. La moitié ont été accueillis de juin à septembre ; cette période est celle de l'émancipation des jeunes animaux qui sont alors très vulnérables : comme elle a lieu durant la saison estivale, cela augmente bien entendu leur probabilité de découverte.

Fous de Bassan

Cinq espèces constituent, à elles seules, près du tiers des accueils, à savoir : l'Effraie des clochers Tyto alba qui cumule plus de 900 entrées, le Guillemot de Troïl Uria aalge, le Faucon crécerelle Falco tinnunculus, le Martinet noir Apus apus et la Tourterelle turque Streptopelia decaocto .




Principales causes d'accueil

Déterminées à partir de l'examen des animaux réceptionnés et des conditions de la découverte, les causes d'accueil ne sont pas représentatives des causes de mortalité régissant les populations sauvages. Elles témoignent néanmoins deMilan noir l'impact de certaines activités humaines sachant qu'une infime partie des animaux concernés est retrouvée.

Globalement, quatre causes d'accueil se dégagent nettement des autres :
Un animal sur quatre présente un état apparent d'affaiblissement général dont la raison est malheureusement souvent inconnue faute d'analyses ou d'autopsies systématiques. Les oiseaux qui vivent en haute mer sont les premiers concernés.
Un animal sur cinq est un jeune oiseau non volant découvert posé au sol : ce sont principalement des rapaces diurnes et nocturnes ainsi que des Martinets noirs Apus apus en cours d'émancipation. 
Un animal sur cinq est recueilli suite à un choc contre un obstacle : il peut s'agir d'un filin, d'un câble aérien, d'une verrière... Rapaces diurnes, mouettes et goélands, pigeons et tourterelles, sont les plus nombreux.
Un animal sur dix est victime de la circulation routière : ici comme ailleurs, les rapaces nocturnes lui payent un bien lourd tribut.

Parmi les diverses autres causes répertoriées, certaines sont tragiques comme ces Fous de Bassan empêtrés dans des filets de pêche, ces jeunes Cigognes blanches Ciconia ciconia tuées lors de la chute de leur nid, ce Héron cendré Ardea cinerea empalé dans une antenne de télévision… D'autres trouvent une issue heureuse comme ces Effraies des clochers emmêlées dans du ruban tue-mouches ou ce Milan noir Milvus migrans manifestement échappé de captivité et découvert pendu dans un arbre, la chaîne qu'il portait à une patte s'étant enroulée autour d'une branche !




Bilan des soins
Faucon crécerelle
En moyenne, un animal sur dix meurt avant même d'arriver au centre. Nombreux sont ceux qui ne survivent pas dans les 24 heures suivant leur accueil ou qui doivent être euthanasiés en raison de leur état.

Après parfois plusieurs semaines de soins, plus de la moitié des animaux actuellement pris en charge annuellement par le centre de sauvegarde retrouvent la liberté (morts à l'accueil exclus). Ce pourcentage fluctue d'une année à l'autre (cliquez ici pour un bilan succinct de l'année écoulée) et surtout d'une espèce à l'autre : les résultats les moins bons concernent les oiseaux marins qui arrivent, le plus souvent, très affaiblis.
Aigrette garzette
Le fait d'être situé en pleine nature dans un espace boisé en bordure de marais offre au centre la possibilité de pouvoir relâcher directement sur place la plupart des espèces terrestres présentes à Oléron. Parmi les exceptions : les oiseaux pélagiques qui sont relâchés en mer et les jeunes oiseaux non volants qui sont parfois replacés dans d'autres nichées de la même espèce et du même âge.

Malgré les soins prodigués, quelques animaux restent handicapés à vie (fracture mal consolidée créant un déséquilibre…), mais peuvent vivre décemment : ils sont alors transférés au cas par cas dans le parc de découverte en compagnie de congénères.



Etudes et publications

Le centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux collabore à diverses études écotoxicologiques, génétiques ou encore comportementales. L'analyse par des laboratoires spécialisés de cadavres d'oiseaux morts de façon suspecte a permis par exemple de mettre en évidence le fait que des rapaces comme le Busard des roseaux Circus aeruginosus sont encore sciemment empoisonnés ou victimes de contaminants comme le plomb qu'ils absorbent en mangeant des cadavres d'animaux tués à la chasse.
Trois synthèses sur le bilan du centre de sauvegarde ont été publiées à ce jour (évolution annuelle du nombre d'accueils, principales espèces concernées...) : 1982-1993, 1994-1997 et 1982-2006. Bilan des tempêtes de l'hiver 2013-2014.

Bulletin de l'association "Les Amis du Centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux" :
"L'Echo du Piaf oléronais" N° 1 de février 2011 - N° 2 de novembre 2011 - N° 3 de juin 2012 - N° 4 de décembre 2012 - N° 5 de décembre 2013 - N° 6 de novembre 2014 - N° 7 de septembre 2015 - N° 8 de novembre 2016 - N°9 de juin 2017.

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